Dokument 
Rapports publiés par le Ministère de l'agriculture et du commerce, Direction de l'agriculture, 1874 : l'agriculture à l'exposition universelle de Vienne / par M. Eugène Tisserand,... ; Ministère de l'agriculture et du commerce.
Entstehung
Seite
121
Einzelbild herunterladen

MACHINES AGRICOLES.

121

la Grande-Bretagne, d’un usage général; on la connaît en France : c’est une charrue ordinaire, dont on enlève le versoir qu’on rem­place par une sorte de main, à longs doigts écartés les uns des autres en éventail ; au talon du sep se trouve une deuxième main pour qu’aucune pomme de terre ne soit laissée en terre ; son prix est de 137 francs avec tous les accessoires. L’arracheuse de pommes de terre est encore un de ces outils qui permettent d’enlever une récolte avec une grande rapidité et une notable économie de main-d’œuvre. L’an dernier le comice d’Épinal, apprenant les ser­vices qu’il pouvait rendre dans les Yosges, en a fait l’objet d’un con­cours spécial qui a été d’un grand intérêt. C’est là un excellent exemple à imiter.

La herse en fer de Howard, les rouleaux Croskill de Ransomes, les hache-paille de Richmond et Chandler, les coupe-racines de Bid- dell, fabriqués par Ransomes, l’aplatisseur de grains de Turner, le scarificateur de Coleman et celui de Tennant, l’appareil à cuire les grains de Richmond et Chandler, etc., ont déjà paru dans les expositions antérieures où ils ont acquis leur réputation.

L’Angleterre s’est affranchie du tribut qu’elle payait encore il y a peu d’années aux États-Unis pour l’achat des machines destinées à faire la fauchaison des prairies et la moisson des céréales. — Ses mécaniciens ont amélioré cette classe d’appareils au point de faire aujourd’hui une redoutable concurrence aux grandes usines de l’A­mérique sur le marché européen. La fabrication des faucheuses et des moissonneuses, entre les mains d’ingénieurs aussi habiles et aussi bien outillés que MM. Howard, Samuelson et Horsnby, a pris un très-grand développement. — L’inégalité dans la lutte ne pou­vait durer longtemps, d’autant plus que les constructeurs anglais, opérant pour un pays de grande culture et à gros capitaux, ont abandonnné l’idée de faire des machines à deux fins, et ont pu réa­liser une plus grande perfection dans la construction des moisson­neuses. La machine Samuelson est déjà très-répandue en France, celles de Ilornsby et de Howard la suivent de près. La moissonneuse Hornsby peut faucher à toutes les inclinaisons : ses pièces sont très-solidement faites et se dérangent rarement. La nouvelle ma-