Dokument 
Percement de l'Isthme de Suez : exposé et documents officiels / par M. Ferdinand de Lesseps
Entstehung
Seite
158
Einzelbild herunterladen

158

DOCUMENTS.

II faut que ce canal satisfasse à trois conditions :

Il doit présenter une assez grande section pour admettre les barques et les bateaux à vapeur qui naviguent sur le ftil, afin qu’on puisse aboutir de tous les points de l'Egypte jusqu’au port intérieur sans passer par les embarras d’un transbordement. Ee volume d’eau à fournir à ce canal doit être assez considérable pour que, les dépenses improductives d’évaporation, d’infiltration et de passage aux écluses étant faites, il reste encore assez d’eau pour l’irri­gation de 100,000 leddans (40,000 hectares) pen­dant l’hiver, et de 00,000 feddans (24,000 hectares) pendant l’été. Enfin le niveau des eaux doit être maintenu à la hauteur la plus favorable pour l’irriga­tion naturelle des immenses terrains qui se trouvent dans l’istlnne, et qui restent stériles faute d’eau.

Pour satisfaire à ces conditions, on peut établir la prise d’eau du canal d’alimentation et d’irriga­tion un peu au-dessus de Iîoulac à Kasr-el-jNil, où est l’embouchure du Kalidj-Iafraniah, qui va se confondre au nord du Caire avec le Kalidj-Manich, l’ancien canal de Trajan et d’Amrou. Ce canal a été en partie recreusé par Mohammed-Ali sur les dimen­sions à peu près voulues pour le nouveau canal jusqu’à Tell-el-Ioudich. En suivant ce tracé on ob­tient déjà une grande économie. Plus loin le canal a été également creusé jusqu’à Belbeïs sur de plus petites dimensions. Mais afin de maintenir les eaux