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Rapports publiés par le Ministère de l'agriculture et du commerce, Direction de l'agriculture, 1874 : l'agriculture à l'exposition universelle de Vienne / par M. Eugène Tisserand,... ; Ministère de l'agriculture et du commerce.
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ETATS-UNIS.

pital engagé (bâtiments, terre et cheptel) de 330 fr. par hectare. Tels sont les résultats de la culture extensive de l’Amérique du Nord. Le produit brut représente le cinquième du capital engagé. Les bonnes cultures de la France ne donnent pas un rapport aussi avantageux : leproduitbrut, en déduisant les frais de main-d’œuvre, n’est guère que le sixième ou même le septième du capital engagé. Le colon américain retire par conséquent un intérêt plus élevé que nous de ses capitaux. Ce produit équivaut, par rapport à la popula­tion rurale, à l,200fr. par tête et approche de 6,000 fr. par adulte atta­ché à la culture du sol. Ces chiffres sont supérieurs encore à ceux que la statistique nous fournit pour l’Europe ; d’où il suit que la puissance productive de l’individu aux États-Unis est plus considé­rable que celle des ouvriers agricoles du Continent.

Le colon américain récolte peu par hectare ; il n’en fait pas moins, en distribuant son travail et ses avances sur beaucoup d’hectares, une grande masse de produits et un aussi gros profit que les culti­vateurs des régions à culture intensive.

Les mots de système simple d’agriculture et de mauvaise agricul­ture ne sont donc pas synonymes, et l’allemand Ebeling, dans son ex­cellente description des États-Unis, commettait une grave erreur, quand il se plaignait, en toute occasion, du défaut d’habileté des agri­culteurs américains qui ne labourent et ne hersent qu’à la surface ne s’occupant pas d’engrais et ne pratiquant pas la culture alterne.

Les progrès que l’on peut signaler dans l’agriculture américaine consistent dès lors bien plus dans l’extension des cultures et dans la mise en valeur de nouveaux espaces que dans le perfectionne­ment des procédés culturaux. Ces progrès, nous les avons signalés; ils ont amené les États-Unis à être, de tous les États civilisés, le plus grand producteur de céréales. En 1850, cette contrée ne produi­sait pas plus de 290 millions d’hectolitres ; en 1870, elle est arrivée à en récolter 550 millions, valant 5 milliards (1).

(1) Les principaux États producteurs sont :

L’Illinois.. 700 millions de francs.

L’Indiana. 410 —

L’Ohio. 520 —